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L’histoire de Bertone

 

Les prémices

           Giovanni Bertone naît en 1884 à Mondovi, petite ville italienne située dans la province de Cuneo. Sixième d’une famille de sept enfants, il apprendra le métier de charron. A l’age de 23 ans, il décide de partir travailler à Turin et se fait engager chez Diatto qui produisait alors du matériel ferroviaire ainsi que des charrettes hippomobiles. En 1912, il décide de quitter cette société afin de pouvoir au mieux exprimer sa créativité et son habilité.

                Giovanni Bertone sera également père à deux reprises, dont en 1914 de Guiseppe Bertone, dit Nuccio, lequel jouera un rôle important dans l’entreprise de son père.

 Création et premières années

                Novembre 1912, Giovanni Bertone fonde son atelier de construction et de réparation de carrosses et recrute lors de sa première année trois salariés. Initialement, l’activité de Bertone n’était pas liée à l’automobile mais était portée sur les véhicules à traction animale. Rappelons que dans les années 1910, même si l’automobile s’était déjà développée sur le plan industriel, elle demeurait un objet rare réservé aux familles les plus riches, et les véhicules hippomobiles étaient encore monnaie courante.

              Les carrosses fabriqués par Bertone déjà, se démarquent des autres par leur ligne soignée et leur qualité de construction, leur conférant une grande robustesse. Cependant, les circonstances historiques ne furent pas en faveur de Bertone, l’année 1915 fut marquée par l’entrée en guerre de l’Italie, les commandes cessent, les ouvriers sont mobilisés, l’atelier Bertone est contraint de fermer ses portes.

Renaissance et spécialisation sur l’automobile

               Peu après la fin du premier conflit mondial, Giovanni Bertone reprend son activité de carrosserie au début des années 1920. Il s’installe dans un nouvel atelier qui se situe au 119 Via Monginevro à Turin, mais l’aventure est plus ambitieuse et Bertone engage 20 salariés.

              Rapidement, l’activité de Bertone prendra un virage avec une première commande de design portant sur l’automobile : concevoir une carrosserie Torpédo pour la SPA 23S. Après cette première commande, suit rapidement celle de la Fiat 501 Sport Siluro. Ces véhicules seront remarqués et les commandes automobiles commencent à arriver chez Bertone.

 

 

               Au cours des années 1920, l’automobile s’industrialise en Europe, et la carrosserie emboîtent rapidement le pas. Certains constructeurs fournissent des châssis-moteurs au client qui fait ensuite le choix du carrossier pour habiller sa voiture, mais d’autres constructeurs proposent des carrosseries dites « usines », mais qui sont encore loin d’inquiéter les artisans carrossiers. D’autre part, les années 1920 sont aussi le temps de la vitesse, et les carrosseries doivent être de plus en plus solides.

                Bertone de son côté va voir les commandes affluer vers son atelier, venant de divers constructeurs tels Itala, Fast, Ceirano, Chiribiri, Ansaldo, Scat, Auréa … Avec deux qui se détachent du lot quant au nombre de commandes : Fiat et Lancia. D’ailleurs, c’est surtout grâce à Lancia que Bertone va pouvoir se développer rapidement et passer du stade d’artisan à industriel. En effet, Vicenzo Lancia accorde toute sa confiance à Giovanni Bertone et va jusqu’à lui sous traiter la fabrication des carrosseries autoportantes des Lancia, ce qu’il fera de la Lambda à l’Augusta.

                 Toutes ces collaborations mèneront Bertone a accroître son expérience de la carrosserie et surtout consolider son intérêt pour les voitures sportives. A la fin des années 1920, il est même considéré comme LE designer de référence, et se verra confier la réalisation des carrosserie des modèles de grand luxe, comme les Fiat 505 Limousine, Lancia Lambda et Itala 51S.

 Les années 1930, la crise et Nuccio Bertone

              Si les années 1930 s’annoncent plutôt mal avec la crise de 1929 qui pénalise l’industrie automobile européenne au début des années 1930, et par conséquent les carrossiers spécialisés, Bertone lui va poursuivre son cap et son développement par une gestion rigoureuse de ses comptes. Et cela porte ses fruits puisque en 1934, lorsque l’automobile commence à connaitre des jours meilleurs, Bertone déménage et s’installe dans une nouvelle usine avec 150 salariés; mais surtout, cette usine se rapproche de celle de Lancia, toujours principal client de Bertone. L’entreprise prend ainsi une place de choix dans l’automobile italienne. Cependant, au milieu des années 1930, les commandes en sous-traitance tendent à diminuer, et Bertone adjoint une nouvelle activité, la fabrication de carrosseries à l’unité pour de riches clients.

               Peu de temps avant, le fils de Giovanni Bertone, « Nuccio », se démarque par ses qualités de dessinateur durant ses études et intègre l’entreprise familiale en 1933 lors de ses 19 ans.

                 Au cour des années 1930, certaines réalisations de Bertone furent importantes, citons la Fiat 527S Ardita 2500 de 1934, véritable révolution pour la carrosserie automobile, avec des lignes toutes en rondeur et surtout l’aérodynamique qui est travaillée et qui devient un concept à la mode, tout comme l’esthétique qui, de plus en plus, sera travaillé. S’ouvre alors une période faste pour Bertone avec un grand nombre de commandes.

 

                 A la fin des années 1930, Bertone se démarque encore plus avec la Fiat 1500 Cabriolet, qui avec sa carrosserie profilée remporte le concours de stylisme de Turin en 1938.

  

Le développement des années 1950

                 Les années 1940 sont marquées par la guerre et le ralentissement de l’activité économique, pour ne pas dire son arrêt. Du côté italien, Bertone continue son activité grâce à l’Etat italien qui lui commande des ambulances et des utilitaires, mais quelques voitures particulières arrivent à sortir des usines Bertone de temps à autre au fil des rares commandes, comme cette Fiat 2800 commandée par le Compte Lurani.

 

            Au lendemain du conflit, l’Europe se remet lentement de ses blessures, du côté de l’automobile, on se remet à fabriquer dès 1946 des modèles d’avant guerre en attendant l’arrivée de nouveaux véhicule. En Italie, la première nouvelle automobile sera la Fiat 1100 dont Nuccio Bertone va se voir confier la conception de la version cabriolet ainsi que sa production.

  

                  Rapidement, les années 1950 vont s’avérer très profitables aux carrossiers italiens, avec des commandes qui affluent, lançant une dynamique qui va profiter à Bertone jusque dans le milieu des années 1970. C’est aussi à partir des années 1950 que Bertone va concevoir des carrosseries qui marqueront l’automobile, devant ainsi un acteur incontournable du design à l’italienne.

                   Les commandes sont de plus en plus nombreuses et ne sont plus seulement italiennes, en 1952, l’importateur américain de la marque MG, Arnolt, découvre au salon de Turin deux véhicules carrossés par Bertone sur base de MG TD. Conquis, il commande la production de 200 exemplaires. Bertone décroche là sa première commande à l’exportation. Et les liens entre Bertone et Arnolt se prolongent avec la conception de carrosserie pour habiller des voitures à mécanique Bristol.

  

                   Si les commandes sont principalement italiennes dans les années 1950, avec certains véhicules historiques comme l’Alfa Roméo Giulietta Sprint et SS, les Abarth 1000 Coupé, des collaborations avec Siata, Fiat, Lancia …; on peut aussi noter une commande allemande avec NSU, marque pour laquelle Bertone signera la Prinz Coupé en 1958.

  

                  Concernant l’Alfa Roméo Guilietta Sprint, l’une des principales œuvre de Bertone des années 1950,Alfa Roméo demande à Bertone de construire en série ce véhicule, ce qui renforce encore plus l’industrialisation de Bertone. Et ce sera, jusqu’en 1966, plus de 35.000 exemplaires qui seront assemblés. Ceci marque une division de la société en deux entités, l’une pour le centre de style qui étudie la carrosserie pour les constructeurs ou pour créer des prototypes, et l’usine qui produit des voitures en série.

                 Du côté des prototypes, Bertone signe la série des célèbres Alfa Roméo BAT, qui sont des études réalisées sur l’aérodynamique dirigée par Franco Scaglione, ces études déboucheront sur des voitures de série, comme l’Alfa Roméo Guilietta SS, ou des voitures destinées à battre des records comme l’Abarth 500 Record de 1957.

 

  

 

                  Le centre de style Bertone est, en cette fin des années 1950, une pouponnière de designers talentueux, Franco Scaglione dirige les bureaux de 1952 à 1959, mais déjà, Giorgio Guigiaro s’affirme et prend les reines en 1959. Et du côté des « petites mains » qui dessinent les voitures, le centre de style atteindra jusqu’à une centaine de designer au milieu des années 1960.

Les années 1960, la confirmation

               En 1961, Bertone effectue un nouveau emménagement du côté de Grugliasco, en banlieue de Turin, dans une surface de 3.500m², usine qui sera constamment agrandie dans les années 1960. Avec ce nouveau site, la production va pouvoir dépasser les 30.000 véhicules annuellement.

                Bertone continue d’engranger des commandes de divers constructeurs, avec les constructeurs italiens, mais de plus en plus avec des constructeurs étrangers. Les marques anglaises Gordon-Keeble, Aston Martin; les allemands NSU, BMW; Simca du côté français; et même Mazda seront clients de Bertone durant cette décennie.

               Du côté stylistique, les années 1960 marqueront la consécration des GT Italiennes, dont Bertone signera la plupart d’entre elles; avec sans doute la plus emblématique de toute, qui portera même, de façon officieuse son nom, l’Alfa Roméo Giulia GT, dite « Coupé Bertone », dont la carrière débutera à partir de 1962. Rapidement suivent les Fiat 850 Spider (1965) et Coupé (1966), Fiat Dino (1964). D’ailleurs, Bertone obtiendra la production des Fiat 850 Spider de 1965 à 1972.

  

 

 

                   Plus sportive, plus chère, Bertone signe de nombreuses carrosseries sportives, comme la Ferrari 250 GT berlinetta Lusso, de nombreuses ASA, les ISO Rivolta, Alfa Roméo Montreal, ainsi que la Lamborghini Miura, considérée comme la plus belle réalisation de Bertone, et la Lamborghini Espada.

  

 

                    Du côté des réalisations étrangères, Bertone signe dans ces années 1960 les Simca 1000 Coupé et 1200S, BMW 3200CS, NSU Wankel Spider, Aston Martin DB4 GT Jet …

   

                   A la fin des années 1960, Bertone va également collaborer avec Lambretta pour concevoir plusieurs deux roues, le Vega à la forme très futuriste, trop sans doute, et ne sera pas un succès commercial; et le Lambretta DL, le dernier de la marque italienne

                   En matière de prototype, Bertone surprend encore avec de nombreuses créations de la fin des années 1960, notons la Lamborghini Marzal de 1967; l’Alfa Roméo Carabo de 1968, et la BMW 2800 Spicup de 1969. Avec cette série de prototype, Bertone s’affirme toujours plus et démontre son savoir faire, puisque la concurrence se fait plus pressante, si Pini farina a toujours plus ou moins tenu tête à Bertone, un nouvel arrivant émerge, Italdesign, fondé par Giorgio Guigiaro, ancien disciple de Bertone.

  

 

 

                    Bertone faisait alors de la création de carrosserie, de la production automobile, il ne manquait qu’un pas pour faire de la construction automobile, et ce pas sera effectué en 1968 avec la réalisation complète de la Racer, version luxueuse du Spider Fiat 850, équipé d’une mécanique Abarth et siglé Bertone.

  

Les années 1970, toujours le même élan

                   Les années 1970, les établissements Bertone de Grugliasco s’étendent sur plus de 267.000m² et 1.500 salariés font tourner cet ensemble usine/bureaux d‘études qui conçoit et assemble des voitures destinées à être commercialisées; tandis qu’un autre site situé à Capri a la charge de la conception des prototypes et l’étude des nouvelles formes de carrosserie.

                   Le début des années 1970 continue sur la même lancée que celle des années 1960, avec de nombreux moments importants, comme le lancement du concept Lancia Stratos O en 1970 qui mènera à la Lancia Stratos HF de 1971; le concept BMW Garmich qui influencera le style de la marque bavaroise; la Lamborghini Countach, qui marquera elle aussi l’histoire de l’automobile; et la Fiat X1-9, qui sera assemblée dans les usines Bertone.

 

  

 

 

 

                 Mais en 1972, Le 10 mai exactement, Bertone connait un coup dur avec la disparition de son fondateur, Giovanni Bertone, à l’âge de 88ans.

                   En 1973, Bertone obtient un contrat avec Ferrari, pourtant fidèle aux services de Pininfarina, afin de concevoir la 208/308 GT4. Cette voiture qui marque une rupture dans le style de la firme au cheval cabré et provoque un débat dans le milieu de la presse automobile. Mais la Ferrari 308 ne connaîtra pas de succès commercial, et sera la dernière Ferrari de Bertone. Avec le Concept Ferrari Rainbow de 1976.

  

              Bertone réalise dans cette décennie des voitures plus populaires, à l’instar des quasi jumelles Audi 50/polo; l’Innocenti Mini 90/120, la Fiat Ritmo ou encore l’Alfetta de chez Alfa Roméo.

  

 

 

                  Autres réalisations marquantes des années 1970, la Maserati Quattroporte II, les Lamborghini Urraco et Jarama, Maserati Khamsin, la Fiat 131 Rallye et la Volvo 262C.

 Volvo 262C bertone (7)

Les années 1980, le passage à la grande industrie

                Dans les années 1980, Bertone continue de conclure des contrats de production pour Fiat ainsi que pour Volvo, de concevoir des concepts car pour les salons, aussi bien pour des constructeurs que sous la dénomination Bertone, et continue les collaboration classiques, à savoir la conception de la carrosserie d’un modèle qui sera produit ensuite dans les usines du constructeur. La grande collaboration qui débute dans les années 1980 sera celle avec Citroën, où va naître la Citroën BX en 1982.

 

                Dans cette décennie, les constructeurs vont multiplier les modèles de niche, comme les monospaces, les coupés, breaks, cabriolets … Si ces versions sont très demandées du public, elles sont pour beaucoup l’œuvre de carrossiers et occupent une grande partie de leurs carnet de commandes. Cependant, les constructeurs sont encore dans une configuration de production en gros volume et ont du mal à adapter leurs chaines à ces nouvelles variantes. Du coup, le recours à la sous-traitance est utilisé et les carrossiers, dont Bertone, investissent pour fonder de nouvelles usines ou améliorer celles existantes. De la moyenne industrie, on passe alors à la grande industrie.

                  Ainsi, en 1982, Bertone obtient la fabrication de l’intégralité des Fiat X1/9 ainsi que des Fiat Ritmo Cabriolet.

  

                Bertone conçoit les carrosserie des Alfa Roméo Alfetta 2000 en 1980 et Alfa Roméo 90 en 1984, le coupé Volvo 780 en 1985, l’Opel Kadett Cabriolet en 1986, la Skoda Favorit en 1987  et la Citroën XM en 1989

 

 

                      Toujours plus ou moins constructeur automobile, Bertone sort en 1989 le Freeclimber, un 4X4 à moteur Mercedes.

  

Les années 1990, une accélération de l’activité stylistique

           Le début des années 1990 s’avère plutôt prometteur, les commandes de constructeurs continuent d’affluer en Bertone continue de marquer sa griffe sur de nombreux modèles de série. La collaboration avec Citroën continue et donne naissance à la ZX en 1991 et à la Xantia en 1993, puis au Berlingot en 1997.

                  En 1991, Bertone recycle un de ces projets pour Citroën et le revend à Daewoo et donne naissance à l’Espero.

  

                Bertone signe également quelques cabriolets, comme l’Opel Astra Cabriolet en 1993, la Fiat Punto Cabriolet en 1994; et signe à nouveau avec Opel pour une nouvelle Astra cabriolet en 2000, avec le modèle coupé à la clé.

                  En 1996, Bertone obtient un contrat dans les poids-lourds avec Scania pour la conception de la carrosserie de leur nouvelle gamme. Ce travail est remarqué et, outre le restylage du Scania obtenu par Bertone en 2000, Iveco s’attachera les services du carrossier pour concevoir l’Eurocargo.

  

                Tout aussi atypique pour Bertone, la conception d’un deux roues commandé par BMW qui souhaite lancer un scooter présentant les avantages de la voiture en étant couvert. Ce sera la BMW C1, qui hélas ne rencontrera jamais sa clientèle.

 

              Depuis le début des années 1990, le nombre de concept Bertone augmente, sans doute, au départ, à des fins publicitaires ou de marketing, mais surement ensuite afin d’occuper les salariés des bureaux d’études entre deux commandes de constructeurs. On peut ainsi noter dans les années 1990 les Lotus Emotion et Fiat Cinquecento RUSH, la Lancia Kayak, et l’Opel Max, et bien d’autres encore, plus ou moins proche de la production.

  

            Bien moins proche de la production, Bertone conçoit en 1994 le prototype ZER (Zero Emission Record) dont l’objectif est de battra le record de vitesse pour un véhicule propre.

 

 Les années 2000/2010, le ralentissement et le déclin 

              En 2001, nouveau trait de génie pour Alfa Roméo avec la GT, qui va enthousiasmer la presse et le public. Enfin, en 2003, Bertone signe pour Fiat la nouvelle Panda.

 

               Mais depuis, les commandes se raréfient, les constructeurs automobiles rationalisent leurs chaines de montage pour y intégrer les modèles de niche au milieu des années 1990, se dotent de services de design imperméables aux carrossiers indépendants. A cela on peut également rajouter la mauvaise posture du groupe Fiat au milieu des années 2000 et la recherche d’économies passera par des recours moins nombreux par les carrossiers indépendants.

                Au final, les chaines de production de Bertone s’arrêtent en 2006 par la sous-traitance du montage des Mini Cooper S John Cooper Work GT. Quant aux bureau de design, il ne signera plus que la Chevrolet Niva en 2009.

  

                 Au début des années 2000, Bertone réalise la superbe Saab 9X, et la très moderne Opel Insignia en 2003

                 Puis les prototypes arrivent de moins en moins nombreux, une Fiat barchetta en 2007, une Alfa Roméo BAT en 2008, une Alfa Roméo Pandion en 2010, Jaguar B99 et B99 GT en 2011 et une Aston Jet 2+2 en 2013, qui clos l’aventure Bertone.

  

                  Notons aussi l’avant dernier concept Bertone, en hommage a Nuccio Bertone et qui porte son nom, présenté en 2012.

  

                  Quant à l’aventure Bertone, au ralenti depuis la moitié des années 2000, et qui accumulait les dettes, la faillite guettait. Déjà, dès 2006, des rumeurs de vente se font présente, et il n’y a rarement de fumée sans feu. Quelques projets de rachats sont présentés, par des entreprises indiennes, chinoises, et même par Giugiaro. Mais aucun ne parvient jusqu’au bout. Faute de repreneurs, une lente agonie commence. En 2007, la faillite est prononcée mais le groupe maintient la tête hors de l’eau , difficilement. En 2009, la vente de l’usine de Grugliasco au groupe Fiat permet de dégager des liquidités, mais aussi de se séparer des employés rattachés et d’une usine qui ne tournait quasiment plus. Mais ceci ne suffit pas, en 2011, une partie de la collection Bertone est mise aux enchères. Mais au final, l’activité reste au plus bas, et l’agonie de Bertone se termina mi 2014 par la mise en faillite de Bertone. A presque 102 ans, l’un des plus ancien et plus influent carrossier de l’automobile n’est plus.

3 réflexions au sujet de « L’histoire de Bertone »

  1. Bel article qui nous donne une beau panorama de ce carrossier avec des modèles plus ou moins réussis…
    Une petite erreur : la photo de la Ferrari 250 Berlinetta Lusso entre l’ISO et l’Alfa est le prototype présenté à Paris en 1962, elle est dessinée par Pininfarina et carrossée par Scaglietti mais pas Bertone.

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