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Autélec (1940-1943)

             La seconde guerre mondiale entraîne l’occupation d’une grande partie de l’Europe par les allemands, la France n’y échappe pas et se trouve occupée dès 1940. Pour permettre d’alimenter le front de l’est, l’occupant met la France sous le joug du rationnement et voit nombre de produits devenirs rares et quasiment indisponibles. Tel est le cas de l’essence, les français redécouvrent alors d’autres moyens de locomotion dont la voiture électrique, faisant apparaître des artisans comme constructeur automobile. Tel est le cas de la société des Freins Jourdain Monneret avec l’Autélec.

Autélec (1)

                Sous le coup de la privation, les ingénieurs trouvent de nouvelles solution pour mouvoir les français, les deux principales solutions retenues furent le gazogène et la voiture électrique. Concernant cette dernière, de nombreux artisans, plus rarement des constructeurs se mettent à en produire, ainsi naît sous l’occupation un parc de constructeurs automobile parfois inconnus du grand public. Cependant, la Société Freins Jourdain Monneret, sise à Paris au 30 Rue Claude Decaen n’était pas si inconnue.

             En effet, il semble que cette firme ait produit avant guerre des chariots électriques qui ont arpenté les rues de la capitale, notamment pour la manutention dans les gares ainsi qu’à l’intérieur des marchés. Pendant l’occupation, la société des Freins Jourdain Monneret produit un petit utilitaire nommé Autélec.

Autélec (3)

               L’Autelec, en plus d’avoir des lignes modernes pour son époque, a été conçu pour un usage urbain : taille réduite, poids plume… ce qui n’empêche pas à ce micro camion d’avoir une charge utile de 500kg ! Bien étudié, l’Autelec peut se charger très facilement mais aussi, l’accessibilité à la batterie n’est pas oubliée.

Autélec (4)

                   Côté moteur, c’est un moteur électrique qui développe 3,5 Ch qui est alimenté par une batterie au plomb de 224 Ampères-heures, sous une tension de 48 Volts. L’Autélec dispose de trois paliers (vitesse) pour la marche avant, mais aussi trois paliers pour la marche arrière Côté performances, l’autonomie est seulement de 65km/h pour une vitesse maximale de 25km/h. C’est très faible, mais à défaut de mieux sous l’occupation, l’Autélec connaîtra un petit succès, en dépit d’une utilité très réduite : une voie la batterie déchargée, il faut 12 heures pour la recharger.

                  Aussi, l’Autelec était proposé au prix prohibitif de 46.300 Francs en 1940, année de sa présentation. Mais là encore, faute de concurrent sur le marché, et compte-tenu de la technicité du véhicule électrique, le prix n’a peu refroidit les candidats à l’achat d’un utilitaire en cette période de crise. Par ailleurs, le succès fut tel que la Société des Freins Jourdain Monneret a développé un camion électrique de 1,5 tonnes de charge utile, mais sans informations sur celui-ci, nous ne savons pas s’il a pu être commercialisé. L’Autélec a été produit jusqu’en 1943, sans que nous puissions connaitre le nombre d’exemplaires réalisés…

2 réflexions au sujet de « Autélec (1940-1943) »

    1. Les camions, bus et voitures electrique avant 1940

      Certains dècouvrent les vèhicules electrique… Pourtant pas nouveaux !

      Avant la guerre 39/45 mon père conduisait un bus electrique, couleur jaune et vert a Lyon

      Pendant la guerre les camions èctriques etaient très courant ‘le plus courant marque SOVEL? L’AUTRE NE ME SOUVIENS PAS

      Un dètail il avaient des batteries sous le camion environ 2 tonnes

      Camion a plateau, camions poubelles livraison de charbon et autres….
      Ils roulaient toute la journèe et ètait rechargès la nuit

      Ce jour Mme S Royale au cours d’un interview a dit :

      (IL y a dix ans on a inventè la voiture èlectique…) Ah oui !

      Vous trouve sympathique Madame, mais une petite lacune …Pas grave …
      ( Très respectueusement, amicalement )

      Tous ceux qui ont connu cette èpoque ont vu ces vèhicules.

      En 1949 mon père conduisait un de ces camions, employè a la CEM LYON ET me le faisait conduire assez souvent, (j’avais 14 ans) au grand dame des voisins..
      et des passants !
      Un vieux souvenir

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