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Rétromobile 2015 : le bilan

          Rétromobile est l’un des plus grands salons réservés à l’automobile ancienne dans le monde, et l’une des seules manifestations de cette envergure en France. Cette édition, la 40ème, était particulièrement attendue du fait de la collection Roger Baillon mise en avant par la maison Artcurial. Preuve en est, Rétromobile 2015 signe un record d’affluence avec 119.000 visiteurs comptabilisés, soit 25.000 de plus que l’an dernier ! 

          Quant au salon en lui-même, celui-ci tient toutes ses promesses, avec des belles voitures, rares et parfois uniques présentées au grand public. De quoi faire rêver les passionnés, mais le rêve, on s’y ennuie malheureusement très vite. En effet, les stands rivalisent pour accueillir les plus belles voitures, les plus exclusives, et le visiteur s’en lasse rapidement : combien y avait-il de Porsche ? Plus d’une cinquantaine, une centaine même sans doute … Mercedes 300 SL ? Plus d’une dizaine sur le salon … Ainsi, on ne s’arrête plus sur une voiture qui, en temps normal, vaudrait le détour à plus d’un titre.

               Ensuite, beaucoup de passionnés regretteront l’absence de voitures populaires, qui restent malgré tout la base de la voiture ancienne, et il est dommage que le plus grand salon spécialisé dans l’automobile ancienne s’en coupe. Certes, une 2CV, une Renault 4, une Simca 1100, ça ne fait pas rêver le milliardaire américain, mais la grande majorité du public du salon reste passionné par ces modèles, bien plus que des véhicules d’exceptions. Sans doute les « populaires » mériteraient une meilleure exposition sur cet événement.

               Mais ne critiquons pas plus, Rétromobile est une formule qui marche et les chiffres d’affluence nous le prouvent encore une fois. L’entrée à 16€ reste très accessible au vu de la qualité des véhicules présentés, et la superficie du salon est telle que tout ne peut pas être fait en une seule journée, à moins de survoler certains stands. Ce qui m’a été inévitable au vu de la superficie du salon, et ce même en ayant passé deux jours à Rétromobile. Pour les stands manquants, je vous invite à visiter l’excellent site « News d’anciennes » qui a eu la chance de couvrir le salon en intégralité.

 

               Rétromobile 2015, partons à l’assaut du hall 1. une fois les portes franchies, on tombe sur l’espace « professionnel », ici, c’est vente de pièces, d’automobilia et de magazines. En réalité, les pièces de voitures y sont très rares, l’on trouve en majorité des vendeurs d’automobilia (miniatures, objets de collection …), puis les magazines, et quelques rares vendeurs de pièces, en majorité des grandes entreprises faisant de la fabrication. Et encore, dans les vendeurs de pièces, ce sont en réalité plus des vendeurs d’accessoires qui sont présents (house, vêtements, produits en tout genre …). L’espace reste assez peu intéressant sauf à y chercher quelques chose de particulier; rares sont les voitures exposées, les allées sont serrées, le public s’agglutine … je n’y traînerais pas longtemps, sans prendre beaucoup de photos. Quant aux prix pratiqués, certaines miniatures ou plaques émaillées dépassaient le prix d’une voiture populaire ! Bref, passons notre tour …

 

             Échappons-nous des vendeurs de pièces et partons du coté des stands des constructeurs automobiles, le premier est celui de Peugeot, qui cette année fête beaucoup d’anniversaires. Le stand est tenu avant tout par divers clubs de modèles représentés pour l’occasion, de la Peugeot 402 à la Peugeot 604, en passant par la 204 et la 403. L’aventure Peugeot est bien évidement présente avec deux véhicules, une Peugeot Type 163 retrouvée emmurée dans la région de Lyon,  ainsi qu’une Peugeot 205 Turbo 16 aux côtés d’une Peugeot 208 GTI 30Th. On note aussi la présence d’une sublime Peugeot 401 Cabriolet carrossée par Crouzier dont la ligne est des plus surprenantes.

           Passons en face sur le stand de Citroën, là encore, même groupe oblige, la politique est la même que celle de Peugeot : l’espace est laissé aux clubs pour animer le stand. Toutes les grandes voitures de Citroën sont présente, la Traction avec une rare version oléopneumatique, une 2CV, une Méhari, une GS et deux SM. Sans oublier la DS qui cette année fête ses 60 ans, trois modèles étaient présentés, un de 1959, un de 1970 et un cabriolet Chapron.

          Restons du côté des françaises avec Renault, un stand très hétéroclite avec deux ancêtres aux côtés de deux prototypes, toute une armée de Renault 16 qui cette année fête ses soixante ans, avec des versions rares présentées, outre un prototype de R16 Coupé, étaient présente une R16 américaine, une R16 de l’armée, et une rare version automatique. Cependant, peut être qu’il y en avait trop, ce qui poussait le visiteur à ne pas s’intéresser à des modèles, certes banal d’apparence, mais rares. Notons aussi que Renault Classic laissait la possibilité  d’essayer une R16 dans les rues de Paris ! Et sur le stand, un petit espace était destiné à Alpine, la marque dont on sait qu’elle va renaître, avec le dernier prototype présenté, mais aussi une A106 et une A110 « Interlagos ».

 

         De Renault à Porsche, il y a quelques pas à faire, le stand est composé avant tout de Porsche 911 restaurées par Porsche France. Notons surtout une Porsche 936-77 ainsi qu’une belle 356.

             Et nous voici sur le stand Mercedes, sans doute l’un des plus beaux stands du salon, et des voitures de qualité : une 540K Streamliner, une Mercedes 300SL, et un prototype C111. On notera la présence de deux Mercedes modernes au milieu du stand dont leur nouvelle sportive, mais bon, il faut bien un retour sur investissement pour les constructeurs présent.

          Et enfin, dernier constructeur présent, Skoda, avec de très belles voitures encore une fois, avec l’une des premières voitures de ce constructeur tchèque, une très impressionnante Popular Sport Monte Carlo, une 966 Supersport et une 110R. Sans oublier le dernier prototype de la marque, la Vision C.

 

            Quittons les stands des constructeurs et partons sur les expositions, la plus proche est celle sur les Bugatti Royale de la Cité Automobile de Mulhouse, le coupé Napoléon, et la Berline Park Ward, ainsi que  la réplique du Cabriolet Esders qui étaient pour la première fois réunie en dehors de leur musée.

              Un peu plus loin sur le salon se trouve la Collection Lopresto, du nom de son fondateur, un architecte italien passionné par les créations uniques des carrossiers italiens. La collection est surprenante, les voitures présentées sont toutes plus belles les unes que les autres, et sont sans doute exposées pour la première fois en France !

                 Dans le même espace du salon se trouve la zone réservé aux clubs, les stands sont plus petits, mais les voitures exposées sont de qualité, d’autant plus que les marques les plus prestigieuses sont représentées.

 

           Attaquons désormais la plus grosse partie du salon, celle consacrée aux vendeurs de voitures, dans cette partie, que des voitures anciennes de prestige, les plus grandes marques sont représentées : Mercedes, Porsche, Ferrari, Maserati, Lamborghini … y sont monnaie courante, peut-être trop même, et l’on se prend à trouver une Mercedes 300SL banale, et on ne fait plus attention aux Porsche … ici, tout est à vendre, les prix sont rarement affichés, et quand ils le sont, ça fait … mal ! Au vu de la taille des stands, parmi les plus grands du salon, il était de toute façon certain de ne pas y voir de voiture populaire ! Voic donc une grosse série de photos :

           Parmi les stands de vendeurs, l’un retient mon attention, celui de Serge Heitz Automobile Consulting, puisque trône fièrement une Porsche 356 Carrera 2 Cabriolet, la même qui avait fait l’objet d’un article sur le site il y a quelques mois !

           Et nous terminerons la visite tout au bout du Hall 1 avec l’exposition sur un constructeur espagnol méconnu, Pegaso, fabriquant de voitures sportives que son créateur voulait comme l’égal des Ferrari. Après seulement 84 véhicules produits, la marque disparaît. Pour cette édition de Rétromobile, c’est une petite dizaine de voitures de la marque qui étaient exposées.

            Je tiens à remercier pour cet article la Maison Artcurial d’avoir appuyé ma demande d’accréditation presse; ainsi que T.Violle, fondateur du groupe Facebook « Qui roule en ancienne? » pour la préparation du voyage et le prêt de quelques photos pour compléter cet article. 

            Je tiens également par la même saluer quelques confrères rencontrés sur ce salon, je pense à l’équipe de « News d’Anciennes » ou encore l’équipe du magazine papier « Rétro passion ». 

3 réflexions au sujet de « Rétromobile 2015 : le bilan »

  1. les 300 sl banalisées par l’abondance, les Bugatti pas mises en valeur sauf les Royales. 4 Lusso, etc… des Porsches à des prix trois fois au-dessus de la côte mais j’ai entendu beaucoup de commentaires positifs sur la GS Pallas. Trop Business Rétromobile. EpoquAuto est plus passionnant pour le vrai amateur. Je garde un meilleur souvenir de l’édition de l’an dernier malgré les belles pièces de cette année.

    1. Excellent résumé de cet incontournable Rétromobile qui coincide encore cette année avec les deux expos aux Invalides et au GrandPalais pour le plus grand bonheur d’un simple amateur venu de sa province et reparti avec deux mille photos que je mettrai un an à classer et répertorier sur mon ordi. Que du bonheur même si ces autos de rêve me sont inaccessibles.

      1. Merci pour ce commentaire.
        Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de faire l’exposition RM Auction au grand Palais, ni l’exposition des prototypes aux Invalides une semaine plus tôt. Mais Rétromobile en lui-même vaut le détour, c’est certain, ne serait-ce que pour voir des véhicules de rêve. Pareil, je suis parti avec plusieurs dizaines de centaines de photos, dont je n’ai toujours pas débuté le classement …
        Alex’

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