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Renault Novaquatre (1938-1940)

              A la fin des années 1930, les grands constructeurs parviennent à sortir de la crise du début des années 1930 en insufflant, entre autres, une nouvelle dynamique sur le design automobile, puis en tendant les bras vers l’entrée de gamme avec des voitures économiques. Tel est le cas de la Renault Novaquatre…

Renault Novaquatre (1)

             Présentée dans le cadre du salon de Paris 1937, la Renault Novaquatre est présentée comme une Renault Primaquatre économique car elle en reprend le moteur avec une puissance diminuée, passant de 51Cv sur la version initiale à 48Cv sur la Novaquatre. En réalité, la Novaquatre opère une synthèse entre plusieurs modèles de la gamme Renault  en récupérant la carrosserie de la Celtaquatre, permettant de créer un modèle capable contrer la Citroën Traction, une rivale redoutable sur le plan des ventes d’autant que sa fiche technique était des plus attrayantes.

               Avec son moteur quatre cylindres en ligne cubant 2.383cm3 et entrant dans la catégorie des 14Cv fiscaux (le fameux moteur 95), la Renault Novaquatre veut s’attaquer à la Traction 11 dont les performances sont en augmentation, le 14cv de Renault n’était pas de trop pour contrer le moteur de la Citroën, la Novaquatre peut ainsi se fendre d’un 100km/h en vitesse de pointe.

Renault Novaquatre (4)

               La Renault Novaquatre ne fait pas l’impasse sur le confort, la carrosserie est reprise à la Celtaquatre et laisse une place importante aux passagers, cinq personnes peuvent ainsi monter à bord. Renault reprend les qualités de sa Celtaquatre comme les deux ressorts à lames longitudinaux et un autre transversal aidés par quatre amortisseurs hydrauliques concernant la suspension. La sécurité n’est pas en reste, Renault avance les glaces de sécurité, un servofrein mécanique ou encore un réservoir d’essence situé à l’arrière de la voiture.

               Mais c’est davantage sur le plan de l’économie que joue Renault avec sa Novaquatre, mettant en avant que le moteur a un régime faible générant peu d’usure sur la mécanique, ou encore sur la butée d’avance située sur le tableau de bord permettant de limiter la consommation de carburant. Et le moteur est d’autant fiable qu’il existe depuis 1935 dans l’entreprise de Louis Renault, celui-ci favorise le couple à la performance, permettant de très bonnes reprises. Bref, Renault vend sa Novaquatre comme une modèle fiable et économe, mais pas avare en performances.

Renault Novaquatre (3)

             Dans sa première version type BDJ1, disponible en version « tourisme » ou « commerciale », la Novaquatre s’est vendue à 10.766 exemplaires. A la fin de l’année 1938, Renault propose une nouvelle version de la Novaquatre, la BDR1 puis la BDR2 qui diffèrent de la première version par un changement de carburateur et quelques évolutions sur le freinage. Le catalogue conservait les deux versions « tourisme » et « commerciale » mais avec un empattement augmenté de quelques centimètres.  Ces deux versions s’écoulent à 9.163 exemplaires, répartis entre 4476 BDR1 et 4687 BRD2.

Renault Novaquatre (2)

               Enfin, une dernière et anecdotique version voit le jour en Avril 1940, la fiscalité changeante, la Renault Novaquatre s’équipe d’un moteur de 1813cm3 développant 38Cv pour passer dans la catégorie des 10Cv fiscaux. Mais cette version n’a pas le temps de se développer avec l’invasion allemande qui abouti en Juin 1940 par la capitulation de la France. Dès lors, la production automobile s’arrête, la Novaquatre type BFH1 s’arrête après 202 exemplaires.

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