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Lada Natacha / Cabrio (1991-1994)

           En 1984, Lada présente la Samara, une voiture moderne pour la constructeur russe plutôt habitué à produire des Fiat d’un autre âge ou encore le Niva. La Samara a connu une carrière plutôt riche car dès 1986, elle part à la conquête de l’Europe avec un atout de taille : son prix. Mais aussi, la Samara est aidée par ses importateurs en Europe qui lui confèrent une dynamique toute particulière en proposant des modèles inédits, dont un cabriolet à partir de 1991…

Lada Natacha (1)

           Présentée à la fin de l’année 1984, la Lada Samara est alors cantonnée au seul marché russe où elle s’appelle AvtoVaz Spoutnik, elle marque un énorme bond en avant pour le constructeur soviétique qui passe avec ce modèle de la propulsion à la traction, en intégrant des suspensions indépendantes en lieu et place de l’essieu arrière rigide, en adoptant l‘allumage électronique… Même la carrosserie semble moderne, bien loin des Lada Niva et autres Fiat des années 1970… Quant à la mécanique, Lada s’était fait aider par Porsche dont le bureau d’ingénierie vendait ses services pour le compte d’autres constructeurs.

Lada Natacha (5)

            En 1986, l’AvtoVaz Spoutnik est épaulée par une version à cinq portes, le modèle part alors se vendre à l’exportation sous la marque Lada et sous la dénomination « Samara ». Présentée lors du salon de Bruxelles 1986, la Samara débarque en Europe en quelques mois, la voiture débute sa commercialisation au printemps 1986 en Belgique et en Allemagne, en Juillet 1986 pour la France. Et si la voiture connait une certaine réussite par son prix bas, certains clients se détournaient de la Samara pour une voiture plus confortable. C’est ainsi que l’importateur belge initia des séries spéciales et des finitions haut de gamme pour l’Europe, comme la GLS, la GLX…

Lada Cabrio (1)

               Face au succès de ses versions, l’importateur de Lada en Belgique décide d’aller encore plus loin en proposant une version cabriolet. La réalisation de cette version est réalisée par un concours de circonstances, car à la fin des années 1980, le carrossier belge EBS avait été un temps soutenu par Renault pour passer au stade industriel en produisant une Supercinq cabriolet. Hélas, Renault lâcha l’aventure en 1986, et si EBS continua à vivre avec ce modèle, les finances d’EBS étaient fragiles. C’est dans ces circonstances qu’en 1990, EBS reçoit une commande de l’importateur belge de Lada pour décapsuler la Samara.

Lada Natacha (2)

              Un premier prototype est réalisé en 1990, il est suivi de neuf autres exemplaires de présérie. La transformation est très convaincante, le cabriolet Samara est réalisé sans arceau, ce qui lui donne une ligne fluide capable de répondre à la demande du marché. Cette version est commercialisée dès 1991 en Belgique et se nomme « Lada Cabrio », puis elle s’installa à partir de 1992 sur d’autres marchés comme les Pays-Bas, l’Allemagne; et enfin en France à partir de 1993. Sur notre marché nationale, la voiture se nomme « Lada Natacha ».

             En France, la Natacha trouve ses meilleures débouchés avec, en deux années de commercialisation, 164 exemplaires écoulés. Suit la Belgique avec 144 exemplaires et l’Allemagne avec 106 unités. Au final, la Lada Cabrio/Natacha fut vendue à 446 exemplaires, auxquels on peut rajouter les 10 exemplaires de présérie. Certes, ces chiffres sont très loin d’une production industrielle et des milliers de cabriolets que pouvaient écouler certains constructeurs, et certainement en dessous des espoirs qu’avaient pu placer EBS et l’importateur de Lada en Belgique. En tout cas, pour le carrossier EBS, c’est l’une de ses dernières réalisation, puisque la faillite survient en 1996…

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Une réflexion au sujet de « Lada Natacha / Cabrio (1991-1994) »

  1. J’ai eu l’occasion d’être emmené dans une Lada Samara et mon premier sentiment fut celui de Coluche: «Ils le vende ça ?» Tout le long du trajet je me croyais dans un moulin à café électrique et lorsque j’ai demandé quel était ce bruit, on m’a répondu que c’était le ventilateur.
    J’ai poussé un « ouf » de soulagement lorsque j’en suis sorti, rassuré d’être arrivé à bon port.