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Pierron : l’histoire de la marque

           Pierron était un constructeur automobile français fondé par Louis Pierron et dont le siège social était à Courbevoie, 181 rue Armand Sylvestre (1). Louis Pierron était ingénieur polytechnicien, il s’adonnait à la compétition automobile principalement sur voiture Motobloc avant de se lancer dans la construction automobile en 1907, avec l’aide de l’anglais JR Richardson, lui-même producteur d’automobiles, qui lui ouvre le marché anglais au travers de son concessionnaire, Masser Horniman. Les premières voitures produites par Pierron le sont sous la marque « Mass » et sont destinées au marché britannique, Pierron peut toutefois produire des voitures sous sa propre marque mais exclusivement pour le marché français, et à compter de 1910.

Pierron (1)

                   Pour ses voitures, Pierron fait appel aux moteurs Ballot, l’entreprise est remarquée pour ses châssis abordables (6.800 francs pour un châssis-nu 16/20Hp). Louis Pierron explique, dans « La pratique automobile vulgarisée » du 15 décembre 1910, qu’il obtient des prix bas en utilisant le plus d’organes identiques entre ses modèles, en limitant la main d’œuvre avec des pièces s’ajustant parfaitement. En outre, Pierron propose des voitures équipées de roues amovibles de son cru, un système breveté (2).

Pierron Tour de france 1914

           L’entreprise Pierron ne fit que peu de bruit en France, comme nombre de concurrents, la marque s’engagea en compétition automobile. On compte, entre autres, des participations à la course de côte de Gaillon dès 1910, un engagement au tour de France automobile en 1913 (3) et 1914 (4). Entre temps, Louis Pierron s’adonna à un nouveau passe-temps : l’aviation. Lorsque survient la Première Guerre Mondiale, Louis Pierron est mobilisé comme lieutenant aviateur, ses connaissances lui permettent de faire partie de la commission militaire de l’aviation française à Londres. Lors de l’une de ses nombreuses traversée de la Manche, il se tue lors d’un atterrissage à Londres le 12 juin 1918 (3). Quant à la marque automobile, celle-ci n’a pas passé le cap du premier conflit mondial.

Sources :
(1) : La pratique automobile vulgarisée, 15 décembre 1910
(2) : Brevet 425.021 : « dispositif de montage de roues amovibles pour véhicules automobiles« .
(3) : La revue commerciale automobile, 25 mars 1913.
(4) : Excelsior, 25 mars 1914.
(5) : Le petit Journal, 16 juin 1918.
Voir aussi : A Polytechnique, Hervé Joly, ed. Flammarion. ISBN 9782081512108.