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Peugeot J7 (1965-1980)

              Face aux Citroën HY et Renault Estafette, Peugeot réalise l’exploit de placer sur le marché un concurrent capable de rivaliser, voire surpasser ses rivaux. Le J7, produit pendant 15 ans, s’écoula à plus de 300.000 unités…  

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            Dans les années 1960, la plupart des constructeurs français proposent des utilitaires légers, Citroën avec son Type H, rudimentaire mais prisé dans les campagnes, Renault et son Estafette s’offre une clientèle davantage urbaine, Peugeot et son D3/D4 hérité de Chenard & Walcker tente de se faire une place entre ses deux rivaux, mais ne fait pas aussi bien malgré de nombreuses retouches successives. Peugeot doit donc renouveler son offre pour rester compétitif, et fait appel à son partenaire d’alors, Chausson, pour étudier un nouvel utilitaire. Rappelons que Chausson avait racheté Chenard & Walcker et produisait pour le compte de Peugeot une partie des D3/D4.

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              Ce nouvel utilitaire est dévoilé en juin 1965, il s’agit du Peugeot J7 qui présente toutes les caractéristiques des utilitaires modernes d’alors : traction, plancher bas, accès facilité avec des portes ouvrant en trois battants et une porte latérale coulissante, une cabine avancée par laquelle on accède par des portes coulissantes. Le J7 offre également des lignes modernes, un large pare-brise qui fait entrer la luminosité dans l’habitable. Peugeot utilise également de la tôle ondulée sur les côté et les portes arrière, clin d’oeil au Citroën HY qui a une fonction pratique : utiliser des tôles de moindre épaisseur tout en conservant une bonne rigidité de l’ensemble.

                 Le Peugeot J7 est disponible en deux versions, 1400 ou 1800kg de charge utile, chacune se déclinant en une version essence (provenant de la Peugeot 404) et diesel (provenant du motoriste Indenor). Le 1400 reçoit un moteur essence de 1,5 litre pour 58Ch ou un 2,0 litres Diesel pour 53Ch, tandis que la version 1800kg s’offre un 1600 essence de 59Ch ou un 2,1 litres Diesel de 57Ch. Peugeot décline également toute une gamme de carrosseries, il est possible de rallonger ou de rehausser son J7 pour augmenter le volume de chargement, et c’est sans compter sur les divers aménagements possibles : pick-up, minibus, voire des châssis-cabine livrés à différents carrossiers indépendants (Durisotti, Carrier, Heuliez…) pour des usages encore plus spécialisés.

              Très rapidement, le J7 devient un succès commercial pour le constructeur sochalien, des milliers d’utilisateurs l’adoptent et vantent ses qualités. Le J7 est facile à conduire, plus maniable que ses rivaux, et son système d’ouverture des portes permet de ne plus être gêné par un obstacle en milieu urbain pour monter/descendre du véhicule – et accessoirement de rouler porte ouverte. On retrouve aussi le J7 dans la plupart des administrations publiques : police, pompiers, DDE, EDF…

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                  En 1970, Peugeot retouche la gamme des motorisations essence du J7, la version 1400kg s’offre désormais un 1600 de 61Ch tandis que la version 1800kg s’offre un 1,8 litre de 65Ch. De nouvelles retouches permettent d’adopter les freins avant à disques à partir de la fin 1973, ou le volant à quatre branches de la Peugeot 504 en 1975. Enfin, en 1978, c’est au tour de la gamme Diesel d’être remaniée avec l’arrêt du 1,9 litre, le 2,1 litres passe  sur la version 1400kg, le 1800kg recevant le nouveau 2,3 litres de 66Ch.

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                 Le Peugeot J7 poursuit sa carrière jusqu’en 1980, année où le J9 prend la relève après plus de 336.000 unités écoulées. Le J7 ne fut pas exempt de critiques au long de sa carrière, il y a la rouille, mal important sur les véhicules de cette génération, mais qui toucha de façon trop récurrente cet utilitaire, les motorisations avaient tendance à chauffer et l’insonorisation était perfectible. Néanmoins, la base du J7 était bonne, le J9 qui lui succède n’est qu’une version améliorée du J7…