peugeot 305 gtx (small)

Peugeot 305 GTX (1984-1987)

            Lancée en 1977, la Peugeot 305 se place sur le segment des berlines de taille moyenne et inaugure chez Peugeot la série -05. La nouvelle venue reçoit un accueil chaleureux de la part de la presse et la clientèle suit, malgré une gamme sans Diesel à l’origine. Mais après un départ soutenu, la 305 va déchanter à partir de 1984, malgré les efforts du constructeur sochalien, notamment avec des versions sportives telle que la 305 GTX.

peugeot 305 gtx (4)

            Après quelques années de ventes, Peugeot offre enfin une 305 performante avec la 305 S, celle-ci apparaît en 1981 et offre 89 chevaux, de quoi se placer sur le marché émergeant des berlines performantes. En 1982, Peugeot renouvelle la gamme 305 afin de lui donner un coup de jeune, et l’année suivante apparait la 305 GT avec son moteur XU de 1,6 litres repris sur la 205GTI, celui-ci développe 94Cv et permet une vitesse de pointe de 167km/h. Cependant, la boite de vitesses est le point faible de la voiture car mal étagée, elle ne permet de profiter pleinement de la puissance de la voiture.

            C’est pour pallier à ce problème que Peugeot lance la 305 GTX fin 1984, avec une boite mieux étagée permettant des reprises plus rigoureuses. Mais surtout, comme l’heure est à la course à la puissance sur le segment des GTi et des berlines sportives, Peugeot place le moteur de la future 205 GTI 1.9 sous le capot de la 305 GTX. Ainsi, cette dernière peut se vanter d’avoir inauguré ce moteur (quoique, la Citroën BX 19 GT l’avait reçu avant…), qui toutefois est alimenté ici par un carburateur Solex double corps, permettant au moteur de développer 105Ch, avec lesquelles la voiture peut rouler jusqu’à 180km/h.

peugeot 305 gtx (1)

            Mais la 305 GTX, ce n’est pas seulement un moteur, c’est aussi une esthétique retravaillée pour tenter de montrer ses muscles. Ainsi, la voiture se pare de nouvelles jantes aluminium de 14 pouces, d’un large filet soulignant la ligne de caisse… Mais c’est tout. Seul un becquet sur la malle arrière et les logos GTX rappellent la vocation sportive de la voiture, ou le pot d’échappement plus volumineux. Mais en soufflerie, la 305 n’arrive pas à cacher l’ancienneté du dessin et affiche seulement un Cx de 0,38 ; Peugeot paye là sa politique de ne pas rajouter d’appendices extravagants.

              Quant à l’intérieur, la 305 GTX est plutôt sage : pas de moquette rouge, rien… L’intérieur est austère mais chic, l’esprit de la marque au lion est bien présent. Cependant, la touche sportive est discrètement présente, avec un volant à monogramme GTX et un tableau de bord avec divers indicateurs (température d’eau, d’huile, tachymètre…). Côté équipement, la 305 GTX se pare de vitre teintées et électriques, la fermeture centralisée des portes. Et en option, le client pouvait choisir un toit ouvrant, une climatisation ou une direction assistée.

            Aussi, la 305 GTX a été proposée en variante break avec un Cx qui se dégrade légèrement (0,39) tout comme le poids (1.025kg) mais des performances qui restent au même niveau que la berline, mais le 0-100km/h diminue à 11,2 secondes. L’avantage de cette voiture, allier capacité de chargement et sport ; l’une des seules voitures sur ce créneau.

peugeot 305 gtx (2)

            Petit à petit, la Peugeot 305 GTX évolue avec, en 1986, le becquet peint de la teinte de la carrosserie et des disques de frein ventilés, et en option une boite de vitesse automatique ZF sur les tout premiers modèles (option très rare à trouver de nos jours) ; puis en 1987 avec des jantes tôlées à enjoliveur en lieu et place des jantes alu. Mais en 1987, Peugeot cesse la commercialisation du modèle, qui est coincé entre la 309 et la nouvelle 405.

peugeot 305 gtx (3)

            Alors au final, que penser de la 305 GTX ? Avec son moteur XU 5S, la voiture offre 105 chevaux, 182km/h en vitesse de pointe et 10,8 secondes pour le 0-100km/h ; des performances correctes par rapport à la concurrence. Mais en plus, la 305 GTX offre un certain confort avec un habitacle cossu, mais le revers de la médaille se fait sentir sur la balance avec 985kg. Malheureusement, le nombre d’exemplaires n’est pas connu, mais cette version commence à se faire rare et les prix sont toujours accessibles, de quoi se faire plaisir et sauver une ancienne en devenir !

7 réflexions au sujet de « Peugeot 305 GTX (1984-1987) »

  1. Bonjour je met en vente ma voiture 3O5 GTX année 1984, KM 148 138 voiture de premiere main intérieurs en velours gris très bon état carrosserie impeccable photo a l’appui disponible par Email .Merci de votre comprehension voiture pour collectionneurs

  2. La 305 GTX était en fait une grande routière et non pas une sportive. Elle avait d’ailleurs adopté la version carburée du 1,9 litres, à la puissance modeste (105 CV, aucun exploit des motoristes pour une telle cylindrée…), mais au couple abondant et disponible à bas régime (16,5 mkg à 3 000 tr/mn de mémoire, ce qui est bas pour un moteur essence sans turbo), et non pas la version injection de 130 CV utilisée dans la 205 GTI puis la 309 GTI. Celui qui l’achetait avec un objectif sportif pouvait alors être déçu par les accélérations convenables mais sans plus. En revanche, celui qui recherchait une auto cossue qui « enroule » sans effort et avec vigueur quel que soit le profil de la route en avait pour son argent. Les rapports de vitesse assez courts contribuaient à cette grande disponibilité du moteur à bas régime, mais pénalisaient un peu le niveau sonore sur autoroute. La présentation intérieure était très agréable avec de jolis sièges en velour et un volant spécifique. Le bloc compteurs était issu de la 205 GTI et bénéficiait des grands compteurs très lisibles. La direction était aussi agréable en version assistée (option malheureusement) qu’épouvantable en version mécanique (très lourde, rappel excessif, réactions diverses). La suspension était efficace en tenue de route, mais relativement sèche à basse vitesse : vu la vraie vocation grand tourisme de la voiture, elle aurait gagné à moins jouer les sportives avec un amortissement moins raide. Les dernières versions avec les jantes alliage à alvéoles plus grandes que les premières versions illustrées ici (et suppression de la gorge circulaire au niveau du périmètre) et béquet arrière teint couleur carrosserie étaient véritablement superbes. Le break était également une excellente version pour voyager vite et loin avec des bagages… Bref, je partage votre analyse : une voiture éphémère très intéressante si elle était prise pour ce qu’elle était et non une véritable sportive.

Laisser un commentaire