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Lavalette-Bosch

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         Le Comte Henri de Lavalette, né en 1860, sort second de promotion de l’école des Mines en 1889, avec un stage effectué aux Charbonnages du Nord et de Monceau. Après sa formation, sa carrière débute au sein de la Compagnie de l’Ouest où il officie sur la machinerie des locomotives. Au-delà de la mécanique, de Lavalette a un attrait tout particulier pour l’électricité, il devient notamment le chef du laboratoire d’électricité industriel au conservatoire des Arts et Techniques, ce qui l’amènera à effectuer une mission en Sibérie en 1893 pour l’implantation d’usines hydrauliques dans cette région.

               A son retour en France, après un court retour au sein de la Compagnie de l’Ouest, il intègre la rédaction du magazine « Génie Civil« , et étant dans l’entourage de De Dion, pionnier de l’automobile et membre fondateur de l’Automobile Club de France, intègre ce dernier en qualité de directeur technique. On comprend facilement que de Lavalette s’intéresse à l’électricité appliqué à l’automobile et s’intéresse notamment au Magnéto, marché sur lequel l’allemand Bosch règne en maitre. Pour luter contre les droits de Douanes, Bosch installe sa première usine en France en 1905 en partenariat avec l’anglais Simms.

                 Si Bosch est leader sur le marché, un autre allemand, l’électricien Ernst Eisemann, est titulaire de brevets et s’oppose à Bosch.

Lavalette et Cie, qui construit les magnétos Lavalette-Eisemann, produit également la bougie Nicopyre. (source : Voiturettes et voitures légères, LAVILLE Ch. Et GATOUX A., disponible sur : http://cnum.cnam.fr/CGI/redir.cgi?12DE59 )

 

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En 1924, dans une Allemagne en difficulté économique suite au Traité de Versailles, les concurrents qu’étaient Bosch et Eisemann fusionnent. La nouvelle entité qui conserva le nom de Bosch entreprend une expansion européenne (voire mondiale) en se basant sur des entités locales, rappelons qu’à cette époque, l’Union Européenne n’était qu’un doux rêve utopiste, chaque pays avait ses mesures protectionnistes qui frappaient de droits de douanes les produits importés. En France, Bosch va s’appuyer sur Lavalette comme relai en France, sans doute grâce à ses installations industrielles et ses compétences.

En 1928, Bosch va entrer au capital de Lavalette et prendre en quelques mois la moitié des parts, en contrepartie, Lavalette dispose de l’exclusivité des brevets et produits Bosch pour le territoire français. Il faut désormais parler de Lavalette-Bosch.