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Simca 1100 TI (1973-1979)

           Qu’elle est lointaine l’époque où le marché français connaissait plusieurs marques qui rivalisaient entre elles et permettaient d’avoir des produits divers et parfois, atypiques. Chez Simca, ce n’est pas par l’originalité que la gamme brille mais certains modèles valent le détour comme la 1100 TI …

Simca 1100 TI (5)

                  La Simca 1100 est une voiture qui aurait jamais pu voir le jour, les premières esquisses du projet sont lancées sous l’ère de Pigozzi et se concrétisent sous l’ère Chrysler qui refusa initialement cette voiture. Quelques développements effectués en secret et un projet soutenu par le PDG de Simca, le célèbre Georges Hereil, père de l’avion Caravelle, permet d’obtenir les feux verts de Chrysler pour la commercialisation de celle qui deviendra la Simca 1100 dès 1967.

                La Simca 1100 connait rapidement le succès puisque dès 1968, 138.242 exemplaires s’écoulent, il faut dire que la 1100 dispose d’une gamme cohérente et est rapidement rejoint par la version break. Seule manquait une version sportive qui mettra quelques années à arriver, c’est en 1973 que cette version apparaît et se nomme Simca 1100 TI.

            Pour cette version sportive, Simca offre la TI en version trois ou cinq portes, la voiture arborait un jonc chromé qui ceinture la caisse, des monogrammes TI apparaissent sur le capot et le hayon, des longue-portées apparaissent dans la calandre et sous le pare-chocs avant et des jantes Dunlop équipent la voiture. A l’intérieur, Simca allie le sport au confort : les fauteuils avant proposent un appuie-tête, la sellerie est en sky, cendriers à l’arrière, allume-cigare, boite à gant fermant à clé, miroir de courtoisie… la liste est encore longue et démontre la volonté de Simca de proposer une sportive bourgeoise. Le sport est toutefois au rendez-vous avec un volant à trois branches et une armée de compteurs sur le tableau de bord.

Simca 1100 TI (3)

              Sous le capot, la 1100 TI embarque le quatre cylindres de la Simca 1000 Rallye, également monté dans les Simca 1200. 1.294cm3 développant 82Ch à l’aide de deux carburateurs double corps qui gavent la mécanique. Ce moteur est accolé à une boite manuelle à quatre rapports tous synchronisés. L’ensemble permet une vitesse e pointe à 165km/h, de passer de 0 à 100km/h en 13 secondes, et de courir le kilomètre départ arrêté en 34,5 secondes. Des performances un peu décevantes car la 1000 Rallye 2 faisait mieux, avec un poids plus léger aussi…

Simca 1100 TI (1)

            Au final, la Simca 1100 TI fut commercialisée entre 1973 et 1978 et ne laisse qu’un léger souvenir dans l’histoire des sportives françaises, il faut dire qu’en face, Renault était rapidement là avec la R5 Alpine, et la concurrence étrangère allait faire parler d’elle avec une certaine Volkswagen Golf GTI… Quant à la Simca 1100 TI, la version trois portes disparaît en septembre 1975, la version cinq portes disparaît quelques temps avant le changement de dénomination de Simca en Talbot suite au rachat par Peugeot…

13 réflexions au sujet de « Simca 1100 TI (1973-1979) »

  1. Bonjour j’avais une simca ti et jegret de lavoir vendu car elle était vraiment belle je suis entrain de faire une rechercher pour en trouver une ci quelqu’un en connais une prenez contact

      1. J’avais une 5 portes couleur bronze de 1973, trop de problèmes avec les carburateurs et horriblement bruyant au dessus de 90.
        Simca et Volkswagen ont fait de moi un inconditionnel de Renault.

  2. Bonjour
    Je possède une Simca 1100 Ti 1 serie de 1974 depuis plus de 25 ans et j adore cette voiture
    Mais pour l instant elle ne roule plus il faut que je la restaure pour la rencontre club Simca à castrie

  3. J’ai possédé une 1100 TI durant 4 ans après une 1100 GLS. Je garde le meilleur souvenir de cette voiture qui aurait encore sa place sans grosses modifs sur le marché actuel (sauf peut être le bruit à grande vitesse et comme dit plus haut). Cette voiture était tellement plaisante qu’elle me fut volée et jamais retrouvée.

  4. La 1 100 TI etait peut-être encore un peu timide en puissance, c’est vrai. Mais c’était une voiture extrêmement désirable et agréable à posséder grâce à un ensemble de qualités rarement réunies à l’époque. Présentation très soignée, à l’extérieur (antibrouillards aditionnels, magnifiques jantes aluminium, saute-vent arrière…) comme à l’intérieur (tableau de bord à compteurs cerclés de chrome sur les premières versions, volant sport superbe…). Confort de haut niveau (larges sièges avec appui-têtes, suspension à grands débattements). Tenue de route accrocheuse (voies larges, 4 roues indépendantes, faibles porte-à-faux). Fonctionnalité (hayon arrière, banquette rabattable). Et performances convenables, même si ce n’était pas encore le grand frisson. Elle avait 2 défauts principaux : il lui manquait une cinquième vitesse, car à partir de 90 km/h, ça moulinait sec et le bruit devenait infernal, ce qui n’était pas en rapport avec le standing de la bête. Et deuxièmement les deux carbus double corps se déréglaient rapidement, ce qui imposait des passages fréquents au garage… ou d’accepter un fonctionnement chaotique avec une consommation qui s’envolait. Mais quelle belle auto, et quel plaisir à son volant !

    1. Trop de problèmes avec les carburateurs, direction trop lourde, à partir de 90 c’était l’enfer et impossible d’entendre la radio, usure des plaquettes, manque de puissance, tenue de route exceptionnelle, intérieur digne d’une italienne, pièces pas chères, confortable.
      Ils ont fait avec une berline familiale une improbable voiture sportive.
      Service Simca désastreux, mauvaise qualité des réparations, aucun respect du client.
      Résultat je suis devenu client chez Renault-Nissan depuis 1980 et pour avoir essayé d’autres marques, je reste amateur de Renault.