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Panhard Dyna Z (1954-1959)

             En 1953, Panhard se démarque de la production française ne proposant la berline Dyna Z, une voiture réalisée en aluminium, aux formes rondes avec un antibrouillard au centre du capot. Avec ses solutions excentriques, la Panhard Dyna Z est une voiture qui coûte cher, Panhard la fera rentrer dans le rang au fil des millésimes pour essayer de viser un public de plus en plus large… 

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           Disparue auprès du grand public, Panhard était la doyenne des marques françaises qui aurait pu disparaître au lendemain de la seconde guerre mondiale. En effet, le gouvernement français lance le plan Pons afin d’attribuer à chaque constructeur un créneau d’automobile, et Panhard, catalogué de constructeur de voiture de luxe, est oublié de ce programme qui favorisait la production de voitures populaires.

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           Pour rester dans la course, Panhard s’associe avec l’ingénieur Jean-Albert Grégoire qui avait un projet de petite voiture dont la carrosserie devrait être réalisée en aluminium sur lequel Simca ne souhaitait pas miser. Cette petite voiture devient en 1947 la Dyna X, elle est alors la première voiture produite en grande série avec une carrosserie en aluminium. Son style décalé et son prix élevé (409.000 Francs  - à l’époque, une Renault 4CV coûtait 245.000 Francs) n’en font pas une grande réussite commerciale mais permet à Panhard de subsister.

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                 Si le segment des petites voitures populaires est trop concurrentiel, Panhard fait le choix de monter en gamme et développe une berline familiale qui fut présentée le 17 juin 1953 à Paris.  Ce projet démarre trois années plus tôt, Louis Bionnier est alors à la tête des bureaux d’études Panhard, il reçoit l’ordre de développer une berline à six places, légère, économique et capable de rouler à 130km/h tout en conservant le bicylindres de la Dyna X.

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               La Dyna Z reprend ainsi toutes les caractéristiques de la Dyna X, avec une carrosserie tout alu qui lui permet de conserver un poids plume de 730kg, et donc de reprendre le moteur bicylindres dont la cylindrée affiche 850cm3 pour 42Cv. La carrosserie est également étudiée pour offrir le moins de résistance à l’air, elle bénéficie notamment des travaux effectués sur le prototype Dynavia. La carrosserie de la Dyna Z fut même testée dans la soufflerie de l’institut aérotechnique de Saint-Cyr afin de valider ses formes tout en rondeur.

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                Lors de son lancement, la Dyna Z est proposée en deux variantes, la version Luxe affichée à 699.00 Francs et la Luxe Spéciale à 760.000 Francs. Ces tarifs sont supérieurs à ceux de la concurrence à gamme égale, c’est pourquoi Panhard va décider de faire des économies dès l’année 1955 en abandonnant le principe du tout aluminium, certains pans de carrosserie (les portières) sont réalisées en acier, le poids passe alors à 790kg, faisant perdre le caractère joueur de la voiture.

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                 En 1956, Panhard lance une Dyna Z d’entrée de gamme avec un bicylindre de 38Cv permettant une vitesse de pointe à 115km/h, la voiture perd également son antibrouillard situé au centre de la face avant. Cette même année, la variante cabriolet apparaît au catalogue Panhard sur l’initiative du carrossier belge D’Iereren. L’année suivante, l’ensemble de la gamme est remaniée autours de trois versions : Luxe, Luxe Spéciale et Grand Luxe, les feux arrières sont de plus grande taille et l’aluminium est définitivement abandonné sur la carrosserie pour des raisons de coûts de production.

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                  Pour le millésime 1958, la Panhard Dyna Z propose désormais des versions utilitaires nommés Panhard D-65 avec un pick-up, une camionnette tôlée ainsi qu’un châssis à carrosser. Finalement, il ne manqua que la version break que Panhard ne commercialisa jamais, mais que le carrossier Pichon-Parat tenta de produire en fin de carrière du modèle.

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             En 1959, Panhard lance une nouvelle mécanique pour la Dyna Z, le moteur Tigre est proposé à partir du 9 mars 1959 et est alimenté par un carburateur double corps afin de proposer 50Cv, il peut emmener la voiture jusqu’à 145km/h. Ce moteur n’aura pas le temps de s’imposer sur la Dyna Z puisque rapidement, la PL17 la remplace, les derniers exemplaires de la Dyna Z sont commercialisés sur le millésime 1960, la production finale s’arrête après plus de 155.00 unités !

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