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Citroën Type G (1948)

            Chez Citroën, depuis la reprise par Michelin en 1935, on cherche à faire des véhicules populaires. Le projet TPV est mis en route rapidement et donne naissance à la 2CV en 1948, une réflexion est également transposée aux utilitaires, avec le TUB, puis le HY, un projet de petit utilitaire fut même lancé en 1948, le Type G, mais il ne vit jamais le jour. 

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                En rachetant Citroën en 1935, le fabriquant de pneumatique jouait en quelques sorte sa survie puisque, outre l’importante ardoise due par Citroën, Michelin se trouvait de plus en plus concurrencé et perdait Renault comme client. Mais avec Citroën, Michelin bénéficie d’une force de frappe plus importante, et tente de populariser l’automobile avec l’idée qu’une voiture de plus sur les routes, c’est cinq pneumatiques Michelin à produire. Ainsi naît le projet TPV qui donna naissance, quelques années plus tard, à la 2CV.

               Dans sa quête à la démocratisation de l’automobile, Citroën passe aussi par les professionnels pour leurs proposer un utilitaire bon marché, le TUB proposé à la vente dès 1939 est la première pierre à cet édifice, un véhicule révolutionnaire conçu après une enquête de terrain pour répondre aux demandes des usagers. Le TUB permet aussi d’employer autrement le moteur de la Traction. Le TUB ne prendra pas à cause des circonstances historiques, il préfigure néanmoins le HY proposé dès 1948, la même année que le lancement de la 2CV.

              Avec les 2CV et HY lancés à quelques semaines d’intervalle, Citroën peut désormais réfléchir à transposer le modèle du HY au moteur de la 2CV, ce qui permettrait à moindre frais de proposer un nouveau véhicule servant d’intermédiaire dans la gamme Citroën, le projet Type G était lancé avec l’objet d’emporter 500kg de charge utile. Comme à l’habitude chez Citroën, l’économie est le maître mot, par conséquent, les ingénieurs du bureau d’études réalisent un HY aux dimensions réduites.

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                 La base du Type G est réalisé par les ingénieurs Boisse et Bernard, avec à leur tête l’ingénieur Lefebvre. A l’instar du Type H, le Type G aura une carrosserie monocoque entièrement tôle et réalisé en tôle nervurée. Pour des raisons d’économie, Citroën fait l’impasse sur la porte latérale coulissante, mais également sur le pare-choc arrière. Les glace sur les portes arrières sont réalisés en Mica.

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             Dans l’habitacle, Citroën remploi des fauteuils de type 2CV, le reste de l’équipement reste aussi minimaliste que celui de la 2CV, notons entre autres deux essuies-glace à main ! Pour la mécanique, Citroën remploi le moteur de la 2CV, le petit 375cm3 ainsi que sa boite de vitesses. Cette mécanique est toutefois faible pour mouvoir le véhicule à vide, inutile de vous dire ce qu’il se passe une fois chargé.

             En réalité, le Type G aurait mérité un moteur plus puissant mais la banque de pièce Citroën n’avait rien d’autre à proposer entre le moteur de la 2CV et celui de la Traction. Rapidement, les ingénieurs de Citroën se rendent compte que le Type G est dans une impasse, faute d’argent pour développer un moteur, on décida de se concentrer sur une variante fourgonnette de la 2CV, le Type G en restera là, après deux prototypes réalisés entièrement à la main.

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