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Le Tour Auto 2022

        Comme chaque année, le Tour Auto nous offre la possibilité d’admirer des voitures anciennes d’exception sur nos routes, des voitures souvent rencontré lors de salon que l’on peut voir en action. La 31ème édition du Tour Auto s’élançait de Paris vers Andorre, un parcours dans l’ouest de la France qui passait par Limoges, ville hôte qui voyait arriver la deuxième étape et partir la troisième le lendemain. L’occasion pour l’AutomobileAncienne de faire un tour sur cette épreuve phare dans le calendrier de l’année, que nous avions vu passer par la capitale de la Porcelaine en 2020 (voir aussi : Tour Auto 2020). Cette année, le plateau était riche de 230 voitures, il m’est impossible de toutes vous les présenter, d’autant que quelques unes sont passées à travers mon objectif. C’est parti pour une revue de ce Tour Auto… 

           Les Porsche 911 étaient en nombre sur ce Tour Auto, avec une multitude de versions de la première génération : 2.0 , Carrera RS 2.7 et 3.0, Carrera RSR 3.0, 911 T… 

Restons dans les Porsche 911 mais avec cet exemplaire de la seconde génération, une 911 SC Gr.IV de 1981 :

Avant la 911, c’était l’ère de la 356 chez Porsche. De nombreux modèles étaient engagés sur el Tour Auto 2022, mon coup de cœur revient à la n°49 (la verte), une 356 B 2000 GS Carrera 2 Coupé de 1962. Toutes les générations de 356 étaient représentées, des « pré-A » aux 356 C de la dernière heure… 

Mal-aimée parmi les Porsche, la 914/6 était néanmoins représentée par plusieurs exemplaires/ 

Cette année, une Porsche 904 était présente, ce modèle fut conçu au début des année 1960 et ramenait Porsche vers le championnat des voitures de sport après un passage difficile en Formule 1. Initialement conçue avec le quatre cylindres de la 356 Carrera 2 et une carrosserie en fibre de verre, la Porsche 904 s’avère une arme redoutable et se forge un palmarès impressionnant avec la Targa Florio 1964 et de nombreuses victoires de catégorie en endurance. 

Restons dans les voitures d’exception avec une Mercedes-Benz 300SL, la seule du plateau cette année : 

Avec le succès de la 300SL, Mercedes-Benz décide de produire un modèle plus accessible avec la 190SL, un roadster produit de 1955 à 1963 et qui a connu un véritable succès en son temps. 

Après les Mercedes 190SL et 300SL, Mercedes-Benz décide de recentrer sa gamme et propose une nouvelle SL qui s’intercale entre ses deux devancières. La 230SL était née, la ligne signée Paul Bracq se démarque par son hard-top qui lui vaudra le surnom de « pagode », dont un exemplaire participait au Tour Auto 2022. 

Passons chez BMW avec la présence d’une M1 Procar, une voiture star du plateau avec sa gueule mais également en raison des vocalises de son moteur. Une autre BMW engagée pouvait attirer l’œil, une Isetta 600 de 1957 (#1) que je n’ai pas eu l’occasion de rencontrer. 

Restons chez BMW avec une nuée de 3.0 dans de nombreuses versions : 3.0 CS (#141), 3.0 CSi (#123, #188, #189), 3.0 CSL (#250, #274…). On notera la 3.0 CSL #289 aux commandes d’un certain Henri Pescarolo ! 

Et que dire du nombre de BMW 1602, 2002… On voit passer une bonne partie des premières BMW sportive, les 2002 Ti, 2002 Tii, sans oublier la vénérable 2002 Turbo !

Après les BMW 2002, la tentation est forte d’aller lorgner sur les rivales italiennes, commençons avec les Alfa Romeo « Coupé Bertone » :

L’Alfa Romeo Giulia TZ, une de mes carrosseries préférées sur le Tour Auto, et sans doute l’une des voitures les plus redoutable de sa catégorie en son temps. Le palmarès de ce modèle est riche de victoires de classe aux 12 heures de Sebring, à la Targa Florio, aux 1.000 km du Nürburgring, aux 24 heures du Mans et au Tour Auto…

En Haute-Vienne, on demande la #87 Il s’agit d’une Alfa Romeo Giulia Sprint Speciale 1600de 1964, une ligne des plus désirables signée Bertone et des performances de premier ordre en son temps. 

Doit-on encore présenter la Lancia Fulvia, une voiture dont la version coupé a marqué une génération du monde des Rallyes. Ce n’est pas anormal d’en retrouver un certain nombre sur le Tour Auto 2022… 

Il y avait deux Lancia Stratos, sur le plateau de cette année, une routière Stratos HF, l’un des 400 exemplaires nécessaire pour l’homologation du modèle au championnat du Monde des rallyes, celle que j’ai pu photographier. La seconde n’est pas passée devant mon objectif, il s’agissait d’une Stratos Gr.IV. La Stratos est une voiture spécialement conçue pour le rallye, commercialisée dans le seul but d’obtenir l’homologation du modèle, une solution qui fonctionne puisque la Stratos fut la reine des rallyes de 1974 à 1976… Sur le Tour Auto, la Stratos remporte les couronnes 1973, 1977, 1979 et 1980…. [En savoir plus…] 

J’a noté deux Lancia Flaminia sur ce plateau du Tour Auto 2022, une Sport Zagato (la rouge #197) et une 3C SuperSport  Zagato de 1966 (la grise, #134). 

Deux Dino 246 GT étaient présentes cette année, la petite Ferrari au moteur six cylindres… 

Plusieurs Ferrari 275 GTB composait le plateau de ce Tour Auto, difficile de se lasser d’une ligne si pure. 

On note également la présence de deux Ferrari 250 GT Berlinetta Lusso, et d’une 250 GT SWB #55 hélas loupée… 

La Ferrari 365 GTB/4  était présente en version Gr.IV avec la #273, et en version Competizione avec les #271 et #101. Sur cette version, la carrosserie en aluminium et le retrait d’équipements inutiles en compétition permet la perte de 400kg sur la balance par rapport à une version civile. L’une d’elle remporte le Tour Auto 1972.

            Les Ferrari 308 étaient bien représentées avec cinq exemplaires, une Gr.IV préparée par les Frères Facetti (la numéro 252) et quatre Gr.IV préparées par Michelotto (les numéros 254, 255, 268et 280). La Ferrari 308 dispose d’un palmarès sportif dont deux Tour Auto remportés en 1981 et 1982, et le seul podium de Ferrari au championnat du monde des Rallyes avec une deuxième place au Tour de Corse 1982. 

C’est peut-être ma préférée du plateau de ce Tour Auto, cette Maserati 200SI de 1957, un modèle à moteur quatre cylindres pour concourir en catégorie 2 litres. La SI est une évolution de la 200S pour respecter le nouveau règlement 1957 qui imposait un pare-brise avec des essuie-glaces, deux portières, une roue de secours et une toile en tissu pour les autos ouvertes. 

Passons au Royaume-Uni avec les Jaguar Type E, une voiture mythique et présente en nombre sur un évènement comme le Tour Auto. 

On reste chez Jaguar avec de nombreuses berlines MkII. 

Toujours chez Jaguar, la présence d’un roadster XK120.

Du côté de Triumph, j’ai retenu une TR2 ainsi qu’une Spitfire MkI

Il n’y avait qu’une seule Aston Martin sur ce Tour Auto 2022, une DB2 :

La Mini, une voiture incontournable quand on parle d’anciennes et de compétition… 

Chez Lotus, on a le choix entre de l’Elan et de l’Elite. 

On note la présence de quatre Morgan Plus 4 Super Sport. 

Chez MG, de la A ou de la B… 

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AC Ace Bristol de 1952.

Passons du côté des Shelby Cobra… 

Une réplique d’une Shelby Cobra Daytona Coupé, l’une des plus belles voitures de compétition de son époque. Cette voiture marque la volonté des américains de remporter les 24 heures du Mans, du Shelby avec un moteur Ford et une carrosserie italienne signée Carrozzeria Grand Sport. La réplique est pardonnée quand on connait le nombre d’exemplaires véritables…

Restons du côté des américaines avec cette Chevrolet Camazo Z28. Il y en avait une seconde d’inscrite sur le Tour Auto 2022. 

Chez Ford, on demande la GT40…

… ou encore la Mustang…

…et pourquoi pas une Ford Cortina Lotus.

Toujours chez Ford, l’Escort première du nom fut et reste une voiture appréciée dans l’univers du rallye. 

Passons du côté des voitures française, et commençons fort avec cette Ligier JS2 DFV en configuration Le Mans 1975. Le constructeur Ligier naît des ambitions de Guy Ligier de concourir avec une voiture de sa conception, un rêve qui devient réalité en 1969 avec la Ligier JS1. Désormais, pour concourir dans de nouvelles catégories, il faut produire un modèle civil qui fut la JS2 avec un moteur V6 Maserati fourni par Citroën qui l’utilisait dans la SM. La JS2 fut engagée en compétition avec des participations aux 24 Heures du Mans, au Rallye de Corse mais aussi au Tour Auto…

Sur le plateau de cette année, on pouvait admirer deux CG 1300, à savoir des berlinettes à moteur Simca. Le carrossier Chappe et Gessalin était l’un des spécialités français de la carrosserie en matériaux composites et travaillent pour plusieurs acteurs français, Alpine en tête mais également DB, ou les plus méconnus UMAP, Arista… C’est en 1966 qu’apparait la première voiture griffée CG, une berlinette à moteur Simca 1000 nommée CG Spider 1000, suivie en 1968 de la CG 1200S puis la CG 1300S en 1972. CG devient la représentation sportive de Simca dans l’univers du rallye… 

            Cette année, deux Matra Djet représentaient le célèbre constructeur de Romorantin-Lanthenay.

Chez Alpine, de l’A110 et de l’A310. On notera l’Alpine A110 1800 Gr.V (#260) et l’A310 V6 Gr.IV (#290). 

Chez Gordini, les représentantes se nommaient R8 Gordini et R12 Gordini, toutes parées du Bleu de France : 

          Jidé est certainement la plus belle réussite de jacques Durand, une berlinette à la recherche de performances qui s’inspirait de la Ford GT40, qui embarque des moteurs Renault. On en trouvera nombre dans les épreuve de rallyes et courses de cote dans les années 1970, et logiquement, des participations au Tour Auto dès les débuts de l’auto, à partir de 1969… 

               Dans les années 1950, les constructeurs automobile français sont incités à conquérir le marché américain pour ramener des devises dans l’Hexagone. L’importateur des Panhard, Fergus Motor, invite le constructeur à réaliser un roadster sur le modèle des voitures anglaises qui connaissaient alors un certain succès. Panhard réalise ainsi un roadster sur la base de sa Dyna X, la Dyna Junior qui apparait sur le marché français en 1951, cette version fut produite jusqu’en 1965 à  4.206 exemplaires.

              Mention spéciale pour cette « D.B. Spécial Coupé de 1952 » ! Le constructeur D.B. (pour Deutsch & Bonnet) est fondé en 1947 par la rencontre de deux passionnés qui officiaient déjà ensemble avant guerre en compétition automobile, ils se mettent à leur compte et utilisent des mécaniques Panhard à partir de 1949. Présent en compétition et produisant de rares voitures de manière artisanale, cette D.B. est une digne représentant des DB de la « première heure », avant l’arrivée du HBR5… 

         Commercialisée dès 1961, la populaire Simca 1000 va respecter une tradition italienne (Fiat était alors la filiale française de Fiat) et disposer de son coupé. Il faut dire que le marché est porteur et les contacts avec les carrossiers italiens facilités, c’est Bertone qui dessine ce coupé fort charmant dont un exemplaire participait au Tour Auto 2022.  

              Depuis quelques années, le présentateur François Allain prend part au Tour Auto avec une voiture populaire. Après la 2CV, la Traction et la GS, voici le tour de la Peugeot 204 dans sa version coupé. 

                  Le Tour Auto permettait de voir des voitures populaires concourir, c’est toujours le cas comme le démontre cette Volkswagen 1303.  

             Cette Datsun 240Z était la seule représentante des voitures nipponnes sur ce Tour Auto 2022. 

Il y avait des suédoise sur le plateau du Tour Auto 2022, des Volvo avec une PV 544S Sport (#11) et une PV 444 (numéro 34). A noter la présence d’une Saab 96 que je n’ai pas eu l’occasion de croiser.